Small-Ball, Run and Gun: Nellie et sa bande sont de retour !

On les avait quitté sur un goût d’inachevé au terme d’une cuisante défaite en demi-finale de conférence contre les Utah Jazz 4 victoires à 1. A la suite d’une inter-saison qui les avait vu lacher leur star de toujours Jason Richardson pour un rookie sans experience ce qui fit naître de nombreuses interrogations: Pourraient-ils continuer sur la lancé de la précédente saison ? Qui pour remplacer J-Rich ? Don Nelson accepterait t-il de rempiler malgres ses 67 ans? Le public de l’oracle arena resterait-il aussi bruyant que lors des dernières phases finales ? Toutes ces interrogations ont très rapidement disparus. Explication du succes d’une équipe qui n’avait plus connu les play-off depuis 12 ans et qui affiche aujourd’hui un bilan positif de 13 victoires pour 10 défaites.

Les coups de maître de Nellie:

A l’heure actuelle, seule 5 joueurs du groupe qu’avait hérité Don Nelson à l’entame de la saison 2006-2007 sont encore en place actuellement: Davis, Biedrins, Pietrus, Ellis, Barnes. Ce véritable ravalement de façade débuta en janvier 2007 quand les Warriors décidèrent de se débarrasser des contrats imposants de Troy Murphy et Mike Dunleavy en échange d’AI Harrington et Stephen Jackson que les Pacers étaient biens heureux de libérer. Un véritable coup dé génie sans lequel la franchise de la Bay n’aurait sans doute jamais mis fin à sa traversée du desert (12 ans sans play-offs). 2nde étape lors de la derniere draft les dirigeants des Warriors n’hésitent pas à échanger leur arriere star Richardson en échange d’un huitieme tour de draft (Brandan Wright ex-power de Carolina qui n’a quasiment pas joué cette saison) et du liquide. Choix discutable mais les warriors se devaient de libérer de la masse salariale pour avoir la possiblité de resigner Ellis et Biedrins. Et quand on ajoute de la bouteille et de l’expèrience des phases finales avec Pat Burke, Troy Hudson, Austin Croshere et le jeune arriere shooter l’italien Bellinelli cela nous donne un banc qui tient la route.

Captain Jax’

Il y a 15 mois, sa carriere voire sa vie semblait être ruinée. Alors encore membre des Pacers il venait d’être arreter pour utilisation d’une arme à feu à la sortie d’une boîte de strip-tease après s’etre fait renverser par un véhicule. Jackson n’en n’était pas à son coup d’essai et beaucoup pensaient que se serait la bévue de trop… 1 an plus tard l’infame docteur Jack s’est transformé en captain Jax’ au coté de Davis et Barnes un incroyable trio de repentis qui colle parfaitement à la peau de ses warriors et qui représente à merveille son état d’esprit si atypique. Contre les Mavs l’année derniere il a véritablement mangé le MVP de la saison régulière Nowizki tout en ayant un impact décésif en attaque. En ce début de saison Jackson est blessé et les warriors se sentent orphelins, ils perdent leurs six premiers matchs, Jackson revient et ils en gagnent 12 sur 15 toute l’équipe revit alors. Jax s’acclimate tellement bien à ses nouvelles fonctions que Nellie déclare: ” je l’ai nommé capitaine par simple égoïsme: il va me simplifier mon boulot”

Nellie pour boucler la boucle

Don Nelson n’est plus à une fantaisie près. Cet été il a longtemps laissé planer le doute autour de son retour sur le banc après des play-offs mémorables. Mais à 67 ans pour le coach le plus agé de la ligue, l’heure n’est pas encore à la retraite. Il repart donc pour une énième saison qui sera sans doute sa dernière campagne. Au cours de sa longue carriere il s’est forgé la réputaion de spécialiste du small-ball (jouer avec 4 véritables extèrieurs) et du Run and Gun. Une option qui peut s’avérer payante mais qui n’en reste pas moins limité puisque Nelson n’a jamais atteint les finals en temps que coach…

Le chaudron jaune

Pour terminer il était impossible de ne pas parler de l’engouement exceptionnel qui a saisi toute la bay au cours des derniers Play-Offs. On se serait parfois cru dans un final four d’euroleague avec ses miliers de petits fans jaunes du Maccabi habillés à la couleur de leur équipe. Les “We believe” étaient devenus des véritables cris de guerre dans lequelle tous le monde se reconnaissait et les beat L.A s’était transformé en Beat Mavs. Encore plus fort, cette saison l’embellie a perdurée et pour la pluspart des rencontres l’ambiance est digne de matchs couperets de play-off. Le taux de remplissage approche les 100 % et les 19.596 places de l’oracle arena sont très souvents indiquées sold-out. J’aurais d’ailleurs la chance de vous faire vivre cette fabuleuse ambiance de l’intèrieur puisque au mois de février j’assisterais au match opposant les Warriors au Suns.

En attendant regardez bien les matchs si attrayants des Warriors et surtout criiez “WE BELIEVE”

VL

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